< Retour

27/01/2016

3 questions à Jean-Martin Folz

Par quels éléments, selon vous, se différencient les entreprises les plus matures ?

Ce sont à mon avis celles qui parviennent à ce que tous leurs acteurs considèrent la maîtrise des risques non plus seulement comme un simple moyen de maîtrise contre les menaces actuelles mais comme un outil prospectif d’évaluation et de contrôle des menaces futures, au service de la stratégie de l’entreprise.

Quelles évolutions majeures percevez-vous pour les années à venir ?

Si la maîtrise des risques est maintenant clairement reconnue comme une nécessité et si les outils du contrôle interne sont aujourd’hui bien identifiés et largement employés, les années à venir devraient voir la progression de l’automatisation de ces outils au sein des systèmes d’information. Mais au-delà des procédures et des outils, le facteur clé de progrès est et demeurera l’éthique individuelle et collective des dirigeants et de l’ensemble du personnel.

Faut-il évaluer un dispositif et comment le feriez-vous ?

Le dispositif de maîtrise des risques ne saurait échapper aux règles de bonne  gestion et doit donc faire l’objet d’une évaluation objective de son coût pour  l’entreprise et des avantages qu’il apporte ; si les coûts sont relativement faciles à cerner, les avantages, qui sont des risques évités, sont certes identifiables mais par essence difficiles à estimer. Quoi qu’il en soit, la capacité de l’entreprise à prévoir et maîtriser ses risques apparaît bien comme un élément constitutif de son goodwill.

Interview réalisée dans le cadre de la 3ème édition des Trophées de la Maîtrise des Risques organisés en collaboration avec l’IFACI